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Mes premières photos du Treknfolk 2010

dimanche, janvier 31st, 2010

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Cliquez sur le lien juste ci-dessus (qui décrit la photo) pour avoir la photo de meilleure résolution.

Site internet du festival : http://www.treknfolk.com

Le piou-piou du désert

mardi, janvier 19th, 2010
le PiouPiou du désert !

le PiouPiou du désert !

Montparnasse

lundi, janvier 18th, 2010

Ce soir j’ai regardé un film sur le poste de télévision, dans « histoires courtes » sur la deux, une histoire banale de serveuse de 26 ans diplômée qui déprime d’être barmaid, pas le temps d’avoir une vie, etc. J’ai (à l’époque, il y a 4 ans) pensé exactement la même chose : avec mon master d’économie alors que je mettais du scotch autour de cartons (magasinier), ou lorsque je passais mes soirées à faire du scooter débridé pour livrer des burgers en plein hiver… Bref, ce film, plutôt lent, plutôt triste, assez bien réalisé, vraiment beau dans les cadrages, les lumières, la photo, les enchainements de scènes – donc, je disais, ce film qui n’est pas spécialement intéressant, m’a interpelé.

Ce film c’est MONTPARNASSE de Mikhael Hers.

Heh bien ça m’a rappelé lorsque j’ai habité à Montparnasse pendant un mois d’été, en tant qu’agent de saisie dans une mutuelle catholique. Je logeais chez mon cousin, en face de la tour Montparnasse, c’était l’été de la canicule. Bosser dans une mutuelle catholique c’est plutôt rigolo (par rapport à d’autres métiers) on rentre les numéros de sécu des bonnes sœurs et des curés, pour du prozac, et les habituels médocs de vieux. Parce qu’il faut le dire, les malades catholiques sont surtout des vieux, ils ont les mêmes problèmes de vieux que les autres vieux. Le patron était sympa, il faisait très chaud et il insistait pour que nous quittions nos poste vers 15h les jours de grande chaleur. J’aurai du garder ce boulot… mais dans l’absolu, au bout d’un mois, cela devenait vraiment rébarbatif.

je suis en train de me relire et là un mot me vient à l’esprit : Bartleby. Je dois être fatigué. Je suis fatigué.

Autrement.
Le film ne raconte pas grand chose mais montre bien les tranches de vie. La jeune fille de 26 ans se retrouve dans un bistro avec une copine, il y a un groupe de rock, elle parle au chanteur du groupe, elle la joue façon « groupie offerte », elle l’emmène chez elle, il l’embrasse, c’est gagné.

Il faut que je pense un jour à devenir musicien. Même fauché ! en faisant de la musique médiocre ! on fascine plus les femmes que n’importe quel autre exécutant en milieu professionnel de type banquier ou responsable de section 28b à la cogip.

Une photo :

tunnel

 

Janvier 2010

mercredi, janvier 13th, 2010

C’est le vide complet.

Je dois me rendre à l’évidence, je ne comprendrai jamais les personnes qui s’ennuient, passent des heures, tous les soirs, devant des jeux vidéos ou devant la télévision. Je n’ai déjà pas de temps libre, s’il fallait trouver le temps de m’ennuyer….

Ça commence tôt le matin, je pars travailler au charbon numérique, faire tourner la machine à pixels, fouetté par de la fibre optique. J’apporte ma modeste contribution au bon fonctionnement d’un important réseau d’ordinateurs qu’un des anciens, un certain Robert Kahn, avait intelligemment baptisé : « internet » … Vers 18 heure en moyenne, je quitte la mine, les doigts encrassés de pixels, la tendinite du poignet latente, les yeux rougis et pleins d’un espoir pas banal : retrouver la réalité non-plate, cette qui ne frétille pas en 60 Hertzs, celle qui donne des bleus et dans laquelle on doit prendre un bus pour rentrer chez soi, oui un bus plutôt qu’un email, pourtant l’email est plus rapide… selon mon contremaître, me mettre en pièce jointe pour rentrer chez moi c’est trop lourd, le serveur de mail refuse et le chef d’atelier me conseille autre chose : je dois donc prendre le bus, ou rentrer à pied.

Habitué aux flâneries que tout ancien RMIste à l’habitude de pratiquer, lorsque je rentre chez moi j’en profite pour faire un peu de shopping utile. D’autant que je n’ai plus de linge propre, je me dois d’être présentable devant les collègues : je vais acheter quelques belles fripes en cette saison froide.

la distance totale de mon périple (tout à fait classique…) est de 6.74 Km, cela a duré 1h35 et 16 secondes, le temps de déplacement (pieds + bus) est de 54 minutes et 40 secondes, la vitesse maximum était de 49.5 km/h (ça c’est le bus) la vitesse moyenne que vous pouvez calculer d’ailleurs… est de 4.26 km/h, le dénivelé cumulé de cette escapade roubaisienne : 331 mètres pour une altitude maxi de 138 mètres. Le résultat : 130 euros échangés contre 3 pantalons, un pull-over, une chemise, une paire de pompes et une ceinture.

Pour avoir précisément toutes ces infos j’ai simplement dû cliquer sur une jolie icone « tracks » de mon téléphone mobile. Arrivé chez moi, j’ai reçu ce compte rendu par email. C’eût été pratique en d’autres circonstances… Boarf, finalement c’est tout à fait idéal, pour les services de renseignements qui pourront me zigouiller discrètement, comme le ferait un accident de camion ou une agression qui tourne mal si je devais un jour mettre en péril la souveraineté française sur son territoire, j’ai encore du boulot pour y arriver.

Bref, tout ça pour continuer mon histoire, je rentre chez moi et, au lieu de me poser tranquillement pour regarder le DVD n°3 de Derrick avec un bon single malt 18 ans d’âge, je déverrouille mon mulot, et aide quelques très charmantes amies à la présence du Treknfolk Festival 2010 sur internet – vous savez, le grand réseau… j’en ai parlé plus haut.

Je m’endors épuisé, vers 2 heures du matin pour recommencer le lendemain, 8h, levé, boulot, quelques courses, etc.

Voila pourquoi janvier 2010 est pour moi le grand vide, je n’ai pas le temps de lire ! je suis obligé de vivre, c’est plutôt énervant, déconcertant, mon moral en prend un sacré coup : je suis heureux, je n’arrive pas à déprimer. Que c’est triste et vide d’être heureux, que c’est morne, sans puissance, sans force de volonté.